Un retour à la nature !

Dix ans après le lancement des travaux de réhabilitation du gisement de diatomite de Foufouilloux Nord, les efforts d’aménagement et de restauration menés sur le site portent manifestement leurs fruits.
Suivez le projet
Abonnez-vous aux actualités de Cantal, terre de diatomée

En vous inscrivant à ce service, vous acceptez que votre adresse mail soit utilisée par Imerys, le responsable de traitement, pour la gestion de votre inscription à la newsletter.

Entre enjeux agricoles et environnementaux, le projet illustre la capacité à concilier exploitation industrielle et préservation des milieux naturels.

Une réhabilitation intégrée dès l’exploitation

L’extraction de la diatomite nécessite une gestion rigoureuse des sols et des paysages. Comme l’explique M. Longchambon, responsable du Pôle Accompagnement Territorial au CPIE Clermont-Dômes, la remise en état du site a été anticipée dès le début de l’exploitation. « La réhabilitation s’effectue progressivement, au fur et à mesure de l’avancement des travaux d’extraction. Cela permet une restructuration rapide des milieux et un retour plus efficace à un écosystème fonctionnel. » L’arrêté préfectoral encadrant l’exploitation fixait des objectifs clairs : restituer des terres agricoles tout en préservant les enjeux environnementaux liés à l’eau. La zone exploitée était traversée par le ruisseau de la Gaselle, dont le tracé a été modifié pour permettre une exploitation rationnelle en minimisant l’impact sur l’hydrologie locale.

Un retour à l’agriculture dans un cadre réglementé

Aujourd’hui, la partie nord de Foufouilloux accueille deux exploitants agricoles ayant récupéré une partie des terres réhabilitées. Le mode d’exploitation est adapté aux enjeux agro-environnementaux afin de maintenir un équilibre entre production agricole et préservation des milieux naturels. « L’objectif n’était pas d’augmenter les surfaces cultivables mais d’assurer un usage rationnel des terres en harmonie avec la zone humide restaurée », précise M. Longchambon.

Une zone humide recréée pour favoriser la biodiversité

Au-delà de la remise en état agricole, un des grands enjeux était la réhabilitation des milieux humides. Le site présente aujourd’hui une mosaïque de zones en eau libre et de végétation aquatique, offrant un habitat propice à de nombreuses espèces. Le suivi scientifique mené par le CPIE Clermont-Dômes a permis d’observer un retour progressif de la faune. Parmi les espèces emblématiques recensées, on trouve le crapaud calamite, qui a trouvé un habitat favorable dans les bas-fonds de la zone humide, ainsi que le grèbe castagneux, indicateur de la bonne qualité des eaux stagnantes. Les relevés ornithologiques ont par ailleurs révélé la présence de près de cent espèces d’oiseaux, dont certaines utilisent le site comme halte migratoire. L’intérêt du site dépasse sa seule dimension locale. En effet, la zone humide de Foufouilloux s’intègre dans un réseau plus large de milieux naturels favorisant la circulation et la reproduction des espèces. Cette interconnexion est essentielle pour la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques et aux pressions anthropiques.

Un modèle de réhabilitation pour les carrières

Le projet de Foufouilloux Nord démontre qu’une exploitation industrielle bien encadrée peut aboutir à une réhabilitation réussie, conciliant activité économique et préservation de la biodiversité. Il constitue un exemple inspirant pour d’autres sites en fin d’exploitation, en mettant en avant une approche à la fois pragmatique et respectueuse des équilibres écologiques.

« L’objectif n’était pas d’augmenter les surfaces cultivables mais d’assurer un usage rationnel des terres en harmonie avec la zone humide restaurée »

Partagez cette page
Ceci peut également vous intéresser
Réhabilitation de Foufouilloux
Saisissez un mot-clé et cliquez sur “Rechercher”