Certainement pas les hérissons, vanneaux huppés, grèbes, courlis cendrés, loutres et autres espèces qui avaient déserté l’endroit ! La nature a bel et bien repris ses droits… aidée en cela par la réhabilitation écologique du site par son exploitant final, Imerys.
Le gisement de diatomite découvert à Foufouilloux en 1893 a d’abord fait l’objet d’une exploitation très artisanale. Une usine de traitement a ensuite été ouverte à Murat en 1904, qui s’est développée au fil des décennies, le tout sous le contrôle de l’État qui fait obligation à l’exploitant du site d’en prévoir la réhabilitation finale et son financement. C’est donc tout naturellement qu’une fois la carrière épuisée, Imerys a utilisé les moraines glaciaires recouvrant le gisement pour reboucher la fosse d’exploitation. Il a ensuite fallu réaliser un travail un peu différent : celui de dessiner la topographie générale du lieu, une zone encaissée, avec des matériaux argileux afin de créer une zone humide. Il fallait également appréhender les aspects agricoles de la réhabilitation : fort heureusement, la terre végétale avait été conservée tout le long de la période d’exploitation.
Elle a donc été remise en place, et les agriculteurs ont pu retrouver leurs rendements en trois ans.
Imerys s’est ensuite davantage consacré au suivi environnemental et au génie écologique. Après le travail topographique, il fallait que la renaturation se fasse par des processus naturels pour un environnement favorable.
De nombreuses espèces animales et végétales ont réinvesti les lieux
Des cortèges d’animaux et d’insectes ont colonisé la zone naturellement, les « pionniers » laissant progressivement leur place aux espèces inféodées au milieu humide du massif central. Un énorme travail de suivi et d’actions d’amélioration sur les conseils de bureaux d’études environnementales a été réalisé par Imerys, qui va même plus loin que les recommandations légales. Si la société avait déjà commencé à réhabiliter le site au fur et à mesure de l’exploitation, elle s’attache aujourd’hui à effectuer un suivi approfondi de la biodiversité, à accompagner les actions techniques de génie écologique, et à faire beaucoup de communication pour associer les riverains de la zone à la préservation de ce milieu fragile. Elle a même demandé volontairement à poursuivre ces actions pendant dix ans de plus que ce qu’exigeait l’arrêté préfectoral d’exploitation. Ce n’est certes pas ici une réhabilitation à l’identique, mais quelque chose de différent et de très intéressant, riche à sa façon. Les résultats sont d’ailleurs très probants, et les cortèges désormais installés représentent une certaine naturalité. Qui plus est, la compensation des zones environnementales a contribué à renforcer les pratiques qualitatives de réhabilitation par rapport à ce qu’impose la loi. Et l’avenir ? Riche de l’expérience acquise sur Foufouilloux Nord, la zone sud bénéficiera d’une réhabilitation en continuité.