Première question : qui êtes-vous ?
Je m’appelle Thierry, j’ai 58 ans, je suis natif de Riom-ès-Montagnes et j’y ai toujours vécu. Issu d’une famille riomoise, je me suis aussi engagé pour ma ville : élu de 1995 à 2020, j’ai été adjoint pendant deux mandats (2001 à 2014), chargé notamment du sport, du tourisme et de la jeunesse.
Quel est votre parcours professionnel ?
Après un bac et un court passage en fac, j’ai commencé par des petits boulots dans le tourisme, à l’Office de Tourisme de Riom-ès-Montagnes, puis j’ai fait mon service militaire. En 1990, à mon retour, j’ai intégré CECA (ex Chemviron devenu Imerys) comme magasinier en maintenance. Ensuite, j’ai évolué vers les achats, puis vers la mise en place de la sécurité pour les entreprises extérieures. En 2017, j’ai pris en charge la sécurité du site, tout en gardant un pied en maintenance. Aujourd’hui, je suis animateur HSE (hygiène sécurité environnement), avec une dimension environnementale importante.
Pourquoi avoir rejoint l’entreprise ?
En sortant de l’armée, j’avais envisagé la SNCF, mais une opportunité s’est présentée chez CECA. J’avais quelques compétences en informatique, ce qui m’a aidé à décrocher les premiers contrats. Je suis resté, et cela fait maintenant 35 ans.
En quoi consiste votre rôle chez Imerys ?
Je veille à la sécurité et à la santé des personnes sur le site, et au respect des normes environnementales. Mon travail consiste à être le plus souvent possible sur le terrain, avec un contact permanent avec les équipes. Ce n’est pas toujours simple de faire respecter des règles, mais c’est essentiel.
« Mon rôle, c’est de garantir que chacun rentre chez lui en bonne santé, chaque jour.»
Qu’est-ce qui vous motive au quotidien ?
Ce qui me plaît le plus, c’est le lien humain. Le contact avec les collègues, le côté concret du métier.
Comment voyez-vous l’avenir d’Imerys dans le Cantal ?
Je suis optimiste. Le Cantal manque d’industries, mais la diatomée est une vraie richesse locale. Il est important de maintenir une activité industrielle autour de cette ressource. Imerys y contribue.
Comment avez-vous vécu le rachat de Chemviron par Imerys ?
Très positivement. Chemviron n’était pas spécialiste des métiers miniers. L’arrivée d’Imerys, bien ancrée dans le domaine, a été perçue comme une chance. Elle a apporté plus de clarté et de perspectives à notre activité.
En dehors du travail, vous êtes très investi dans le monde du sport…
Oui, je viens d’une famille de footballeurs. J’ai joué à Riom-ès-Montagnes, puis je suis devenu arbitre à 15 ans, jusqu’en 2000. Ensuite, j’ai pris des responsabilités : président du club de Boule Lyonnaise, puis du club de foot local de 2005 à 2016. Aujourd’hui, je suis président du district du Cantal depuis 2020, un mandat que je poursuivrai jusqu’en 2028.
Comment conciliez-vous tout cela ?
Avec passion ! Je ne prends qu’une semaine de repos par an, mais le foot m’a offert des moments inoubliables, comme mon séjour à Clairefontaine ou des rencontres de personnalités très intéressantes. C’est une source d’enrichissement personnel et humain.