Quelle place occupe Imerys dans vos territoires respectifs ?
François Boisset : Sur notre commune, Imerys représente 45 emplois directs. Ici, chaque emploi compte. Ce sont 45 familles qui vivent, consomment et participent à la vie locale. Un emploi industriel génère souvent deux à trois emplois indirects : commerçants, artisans, services… Cela irrigue tout le tissu économique.
Didier Achalme : À Murat, on compte 35 emplois directs, mais l’impact est bien plus large. Il faut ajouter les sous-traitants, les prestataires, les commerces. L’économie du sud-est cantalien est fragile. Imerys joue un rôle d’ancrage industriel qu’il faut préserver.
En quoi la présence d’Imerys contribue-t-elle à maintenir l’équilibre local ?
FB : Dans une commune rurale comme la nôtre, la stabilité de ces emplois est fondamentale. Cela permet de maintenir les écoles, les services, les commerces. Et cela évite le départ des jeunes familles.
DA : Il ne faut pas se tromper de combat. Le développement local passe par une activité économique bien encadrée. Il est de notre responsabilité de soutenir ce qui crée de la valeur ici.
Comment voyez-vous l’avenir de cette industrie sur vos territoires ?
FB : On attend qu’Imerys poursuive son développement localement. Il est possible d’allier industrie et respect de l’environnement. On préfère une exploitation ici, maîtrisée et transparente, qu’une extraction ailleurs sans aucune garantie écologique.
DA : C’est une question de bon sens. L’enjeu, c’est l’emploi, mais aussi l’intelligence du développement. Imerys doit rester un moteur pour le territoire et montrer qu’industrie et durabilité peuvent aller de pair.
Un mot à adresser à l’entreprise ?
FB : Qu’elle continue sur cette voie en restant sur la commune.
DA : Qu’elle sache que les élus sont à ses côtés pour bâtir un avenir commun, solide et durable.