À découvrir : les trésors fossilisés de la diatomite de Murat

Dans le sol du Cantal, entre couches volcaniques et sédiments enfouis, affleure une roche claire : la diatomite.
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Née de l’accumulation de micro-algues appelées diatomées dans des lacs formés au fond de cratères volcaniques il y a cinq à six millions d’années, elle porte en elle une part d’histoire. Bien au-delà de ses usages industriels, cette roche agit comme une véritable capsule temporelle, révélant une biodiversité ancienne et insoupçonnée.

Un accès pour la science

En ouvrant ses carrières aux scientifiques, Imerys a permis des découvertes paléontologiques majeures. Parmi elles figure une abeille fossile, Empria sammuti, identifiée pour la première fois à Murat par Claude et Rose Sammut, collectionneurs passionnés qui explorent la carrière depuis plus de vingt ans, en lien avec le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Parfaitement conservée, la découverte de cette abeille constitue une première mondiale.

Plus de 1 000 fossiles pour explorer l’histoire

Pourquoi la diatomite renferme-t-elle autant de fossiles ? C’est toute la magie de ce minéral : ses sédiments extrêmement fins, déposés lentement au fond des lacs, ont enveloppé les organismes morts dans un milieu dépourvu d’oxygène, empêchant leur décomposition. Résultat : insectes, végétaux, pollens et spores ont traversé les âges dans un état de conservation remarquable. Les chercheurs y ont même trouvé des indices d’un climat subtropical ancien, tels que des bambous fossiles, des coléoptères, des mouches ou encore des fragments de feuilles et d’écorces. Ce patrimoine naturel dépasse la simple curiosité scientifique : il documente un moment clé de l’histoire climatique européenne et offre de précieux repères sur les évolutions environnementales. Grâce à l’accès accordé par Imerys à ses carrières, paléontologues et passionnés peuvent collecter ces vestiges fragiles et en faire profiter la communauté scientifique.

Ce patrimoine naturel dépasse la simple curiosité scientifique : il documente un moment clé de l’histoire climatique européenne et offre de précieux repères sur les évolutions environnementales et climatiques

Pour en savoir plus : direction la Maison de la Faune à Murat

Ces trouvailles sont aujourd’hui partagées avec le public à la Maison de la Faune de Murat, où une salle dédiée expose ces fossiles uniques. Mais les carrières de diatomite elles-mêmes demeurent un terrain d’étude privilégié pour les géologues et les paléontologues. Exploitée depuis plus d’un siècle, la diatomite de Murat révèle aujourd’hui une richesse scientifique insoupçonnée, née du dialogue entre l’industriel et les chercheurs. Ce patrimoine géologique vivant recèle encore, dans chaque fragment de roche, des secrets du passé.


le chiffre

3042

visiteurs de la Maison de la Faune de Murat sur l’été 2025

 

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